Demandez à trois développeurs indés comment ils font leurs screenshots de store et vous obtiendrez trois religions : le camp automatisation (Fastlane), le camp design (Figma) et le camp générateur (outils web). En réalité, ils ne sont pas concurrents : ils résolvent des couches différentes du même pipeline. Voici une carte honnête de qui fait quoi, et la combinaison qui marche.
Couche 1 : capturer les screenshots bruts
Fastlane snapshot (iOS) et screengrab (Android) automatisent l'étape de capture : ils pilotent votre app à travers des tests UI et produisent des screenshots bruts pour chaque taille d'appareil et chaque locale, de façon reproductible. Si votre app a 8 langues et du contenu localisé, c'est la seule façon saine d'obtenir 8 sets de captures authentiques, dans la langue. Ce que Fastlane ne fait pas : le marketing. Sa sortie, ce sont des screenshots nus, et les screenshots nus convertissent mal et font amateur.
Si vous avez deux langues et cinq écrans, la capture manuelle dans le simulateur est honnêtement très bien.
Couche 2 : composer les slides marketing
C'est ici que se jouent titres, fonds et cadres d'appareil, et c'est ici que vivent les deux autres camps :
- Figma (ou Sketch, ou Canva) vous donne une liberté de design illimitée. Le coût, c'est la discipline : chaque taille de store et chaque langue est un artboard géré à la main, rien ne vous prévient quand une dimension est fausse, et un changement de texte dans 8 langues signifie 8 éditions manuelles. Parfait pour une app monolingue avec un designer dans la boucle ; de plus en plus pénible à mesure que la matrice langues x appareils grandit.
- Un générateur web dédié échange de la liberté contre du workflow. LookFrame est construit autour du problème de la matrice : un preset de design partagé, des titres par langue, des screenshots par appareil et par langue avec héritage, et l'export de toutes les tailles de store en un clic. Ses limites honnêtes, comme toujours : pas de previews vidéo, stockage navigateur plutôt qu'un vrai dossier en dehors de Chrome et Edge, et moins de liberté que Figma pour les compositions uniques et audacieuses.
La combinaison qui marche vraiment
Pour une app localisée, le pipeline pragmatique est : Fastlane capture, un générateur compose. Fastlane produit des screenshots bruts authentiques, dans la langue, par appareil ; vous les importez dans l'outil de composition, écrivez les titres une fois par langue, et exportez le set Apple + Google complet. Figma reste dans la boucle pour l'exploration de marque, les visuels de lancement uniques et le feature graphic si vous voulez du sur-mesure.
Pour une app monolingue : sautez Fastlane, capturez à la main, composez dans l'outil de couche 2 qui vous plaît. Le comparatif d'outils creuse les options.
En résumé
Fastlane est un robot de capture, Figma un studio libre, un générateur web une machine à workflow. Choisissez par couche, pas par religion : automatisez la capture quand les langues se multiplient, et composez dans l'outil dont les contraintes collent à votre matrice.


